L’Arc de Triomphe compte parmi les principaux monuments de Paris. En plein cœur de la capitale, il jouit d’une situation exceptionnelle : sur la Place de l’Étoile, il domine littéralement les Champs Elysées, la plus belle avenue du monde. Chaque année, il accueille plus d’un million de visiteurs, qui viennent admirer un panorama unique. En effet, sa terrasse panoramique offre une vue imprenable sur Paris, du Louvre jusqu’à l’Arche de la Défense.

Un monument à la gloire de la puissance napoléonienne

Arc de triomphe à Paris

En 1806, Napoléon Ier ordonne la construction d’un monument à la gloire de la Grande Armée, qui s’est distinguée lors des batailles de Marengo et d’Austerlitz peu auparavant. L’Arc de Triomphe de l’Étoile est un projet titanesque, qui demandera 30 ans de travaux. Le 15 août 1806, la construction commence sous la direction des architectes Jean-François-Thérèse Chalgrin et de Jean-Arnaud Raymond. À ce moment-là, aucun projet définitif n’a été adopté, mais il s’agit surtout d’un acte très symbolique, puisque c’est le jour de l’anniversaire de Napoléon et de la Fête de l’Empereur.

Le premier projet n’est présenté qu’en 1807 : les architectes imaginent un monument inspiré des arcs antiques, et plus particulièrement de celui de Titus à Rome. La référence à la puissance impériale est manifeste. Un premier arc en bois, de taille réelle, est bâti en 1810, afin de peaufiner le projet et lui apporter les modifications et améliorations nécessaires. Finalement, en 1814, la construction s’arrête, suite à la défaite de Napoléon. Il est même question de détruire l’Arc de Triomphe !

Contre toute attente, Louis XVIII ordonne une reprise des travaux en 1823. La direction en est confiée à l’architecte Jean-Nicolas Huyot. Celui-ci envisage une modification des plans initiaux, mais se voit contraindre par Charles X de se conformer aux prescriptions de Chalgrin, son prédécesseur. Lorsque Louis-Philippe arrive au pouvoir en 1830, il élargit la dédicace de l’Arc de Triomphe : non seulement il sera érigé en l’honneur de l’Empire, mais aussi en celui de la Révolution.

En 1836, les travaux de construction sont complètement achevés : l’Arc de Triomphe est inauguré en grande pompe par Adolphe Thiers le 29 juillet.

L’Arc de Triomphe est un monument aux proportions éloquentes : 50 mètres de haut, 45 mètres de long, et 22 mètres de large. On compte pas moins de 284 marches pour monter jusqu’à la terrasse !

Un symbole civique

Depuis son origine, l’Arc de Triomphe est un haut lieu de commémoration. Dès 1835 y ont été inscrits les noms des héros de l’Empire et de la Révolution. On y célèbre aujourd’hui encore la mémoire des grandes batailles, des armées françaises, et des grands événements de l’histoire, depuis la proclamation de la IIIe République à la guerre d’Indochine.

S’il est un élément célèbre de ce monument, c’est par ailleurs la Tombe du Soldat inconnu. Installée sous l’Arc de Triomphe le 11 novembre 1920, elle représente tous les soldats tombés pour la France lors de la Première Guerre Mondiale. Une flamme éternelle y a été allumée dès 1923 : c’est la Flamme du Souvenir. Depuis lors, elle ne s’est jamais éteinte, et elle est ravivée chaque soir à 18 h 30 à l’occasion d’une cérémonie très codifiée.

Depuis le XIXe siècle, l’Arc de Triomphe a présidé à tous les événements marquants de l’Histoire de France. Aujourd’hui encore, c’est là que se tiennent les principales commémorations nationales : les cérémonies du 11 novembre et du 8 mai ont lieu chaque année à l’Arc de Triomphe, et c’est aussi le point central du défilé du 14 juillet. C’est aussi là que, spontanément, les foules se rassemblent lors d’événements populaires.

Informations pratiques

Vue de paris depuis l'arc de triomphe

L’Arc de Triomphe accueille les visiteurs de 10 h à 23 h d’avril à septembre, et de 10 h à 22 h 30 d’octobre à mars. Il reste fermé uniquement certains jours fériés : 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre et 25 décembre. Le prix d’entrée est de 9,50 €, mais l’accès est gratuit pour les moins de 26 ans ressortissants de l’Union Européenne (et pour les moins de 18 ans en général), ainsi que pour les demandeurs d’emploi. L’accès est autorisé jusqu’à 45 minutes avant la fermeture du monument. Le prix d’entrée comprend l’accès à la terrasse panoramique et à la salle du musée. Un ascenseur est à disposition des personnes à mobilité réduite.

L’Arc de Trimphe est accessible en métro (lignes 1, 2 et 6) et par le RER A : la station la plus proche est Charles-de-Gaulle-Etoile. Il est également possible de s’y rendre en Balabus, et avec les bus RATP n° 22, 30, 31, 52, 73 et 92.

Des visites guidées sont proposées pour 5,50 €, d’une durée d’environ 45 minutes.